La Porte de la salle de bain

La Porte de la salle de bain, de Sandrine Beau


Du côté gauche, ce n’était plus pareil. Ça pointait à peine, mais ça pointait. Comme un tout petit pois. - Yeeees ! J’ai crié au milieu de la buée. J’ai les seins qui poussent ! 


Auteur : Sandrine Beau 
Éditions : Talents Hauts 
Collection : Ego 
Genre : Jeunesse
Date de sortie : 2015 
Nombre de pages : 95 
À partir de : 10 ans 

Synopsis 
Mia attend le grand événement. Depuis le miroir de la salle de bain, elle inspecte avec attention ses tétons dans l’espoir de voir pousser ses seins. Et quand ils arrivent enfin, c’est l’euphorie ! En plus, à la maison, tout va bien : sa maman a retrouvé un copain, et la joie de vivre avec. Seulement voilà, ces nouveaux « p’tits œufs au plat » apportent avec eux de sérieuses complications auxquelles Mia ne s’attendait pas. 

Rouge Tagada

Rouge Tagada, de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini.

Layla et moi, joue contre joue, tête contre tête, les yeux brillants.


Auteure : Charlotte Bousquet 
Illustratrice : Stéphanie Rubini
Éditions : Gulf Stream
Genre(s) : Bande dessinée // Jeunesse 
Date de sortie : Juin 2014 
Nombre de pages : 58 
À partir de : 9 ans 


Synopsis 
A. est en quatrième D. Dans sa classe, elle a des bons copains, Jade et Benjamin, des pimbêches qui rient trop fort, des timides, des gamins. Mais elle a surtout Layla, Layla qui a la peau si tiède, si lisse, et les cheveux qui sentent les épices. 

Lexique de lutte avancé


A comme... 
  • Allié-e : personne non-concernée par une oppression mais qui soutient les personnes concernées. 
  • Allosexuel-le : personne qui est sexuellement attiré-e par d'autres personnes. Inverse de personne asexuelle. 
  • Alloromantique : Personne qui est romantiquement attiré-e par d'autres personnes (par opposition à "aromantique").
  • Androgyne : Se dit de l'apparence d'une personne qui ne permet pas de déterminer le genre qui lui a été assigné à la naissance.
  • Agenre : Personne considérant qu'elle n'a pas de genre.
  • Agression sexuelle : Les agressions sexuelles consistent en une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte ou surprise (art. 222-22, code pénal).
  • AFAB, Assigned Female at Birth : Personne assignée femme à la naissance en fonction de son sexe. 
  • AMAB, Assigned Male at Birth : Personne assignée homme à la naissance en fonction de son sexe.
  • Asexué-e : Personne qui n'a pas d'organe génital.
  • Asexuel-le : Personne ne ressentant d'attirance sexuelle pour aucun genre. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'elle ne ressent pas de désir ou de libido.
  • Aromantique : personne ne ressentant d'attirance romantique pour aucun genre. 

Lexique 101

Sense8 - Amanita et Nomi

Le vocabulaire utilisé dans les luttes féministes et queer n'est pas toujours évident à appréhender, aussi avons-nous décidé d'inclure à ce blog un petit lexique facilitant la lecture des divers articles, mais aussi la compréhension de certaines interventions lors du séminaire.

Ici, vous trouverez donc une liste des termes les plus utilisés par les féministes et la communauté queer pour se désigner et désigner les objets de leurs luttes. Ainsi, les personnes queers ne se reconnaissent pas toujours selon la binarité normative : les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Leurs genres et leurs sexualités s'expriment davantage selon un spectre large, que l'on détaille ici succinctement et dans un prochain article de manière plus précise. 

D'autres mots sont liés à la lutte pour une reconnaissance des personnes queers, que l'on connaît mieux : le rainbow flag ou les sigles LGBT+ font aujourd'hui partie du langage courant, mais on ne sait jamais ! Un petit retour sur la signification des lettres peut être vraiment important !


Féministe : personne luttant pour l’égalité des droits femmes-hommes.

LGBT : Lesbiennes Gays Bi-e-s Trans (sigle de lute le plus répandu, servant à rassembler les minorités oppressées pour leur genre ou leur orientation sexuelles).

LGBTQIAP+ : Lesbiennes Gays Bi-e-s Trans Queer Intersex Asexuel-le-s Pansexuel-le-s + tout-e-s celles qui n’ont pas été cité-e-s mais qui existent (sigle plus précis que le précédent).

Charte de langage inclusif

Nous avons décidé d’utiliser l’orthographe inclusive dans nos articles et dans nos vidéos afin que nos recherches et ressources soient le moins excluantes et invisibilisantes possible. 

Cette orthographe n’étant pas validée par une institution de prescription de la langue en France, les normes que nous choisissons peuvent sembler arbitraires et se basent sur celles utilisées au Quebec, sur les projets de réforme de la langue dans l’objectif de la féminiser en 1984 en France ou sur des recherches expérimentales en linguistique du genre. 


Nous féminiserons : 
  • les noms de métier, les grades, les titres et les fonctions, en fonction des règles de grammaire classiques :
    • un lecteur, une lectrice 
    • un chercheur, une chercheuse
    • un auteur, une autrice OU un auteur, une auteure
  • les adjectifs : nous utiliserons la convention des tirets, qui peuvent être lus par les logiciels de lecture des personnes sourdes ou malentendantes (ex. : nous accueillons nos invité-e-s) 


Nous aurons recours : 
  • aux pronoms non-binaires par défaut pour les personnes qui ne se reconnaissent ni dans il, ni dans elle :
    • iel au singulier
    • iels au pluriel
  • aux pronoms préférés des personnes invité-e-s 
  • aux qualificatifs préférés des personnes concernées par une oppression systémique pour se désigner (ainsi qu’à leur orthographe favorite pour écrire ces qualificatifs) 


Dans la mesure où nous ne sommes pas concernées par toutes les oppressions dont nous parlerons, il est fort probable que, malgré toute notre bonne volonté, nous fassions des erreurs dans le choix de nos mots. Nous demeurons à votre disposition pour toute remarque constructive à ce sujet. 

Marie Alhinho, Anne-Fleur Multon, Sarah Asset

Le séminaire qui sort du placard

Merci à Erkan Narmanli pour ce visuel magnifique !

Le Placard sous l'escalier, c'est quoi ?

Nous sommes trois étudiantes, Anne-Fleur, Sarah et Marie, et nous avons décidé d'organiser un séminaire d'élèves à l'Ecole normale supérieure de Paris. Ce projet est né de l'envie de faire une plus grande place à la littérature de jeunesse dans le champ de la recherche, mais aussi et surtout du besoin d'analyser et de comprendre les représentations et les constructions des genres et des sexualités dans la littérature, pour les jeunes et les moins jeunes, ainsi que leur réception au niveau des mass media.